PIMM: Passer de l’ère de la concurrence à celle de la coopération

Les Plateaux d’Imagerie Médicale Mutualisés (PIMM) sont en passe de se développer en 2018. Me Laurent Houdart, fondateur du cabinet Houdart et Associés, nous explique dans une vidéo les tenants et aboutissants de cette évolution.

A l’orée de la nouvelle année, Laurent Houdart, fondateur du cabinet Houdart et Associés, présente les enjeux des plateaux d’imagerie médicale mutualisés (PIMM – article 113 de la loi du 26 janvier 2016) qui devraient se développer en 2018.

Cette nouvelle forme de coopération entre établissements de santé et professionnels médicaux qui autorise de déroger aux modalités de rémunération, devrait permettre d’améliorer l’efficience de la prise en charge radiologique des patients, en dépassant la simple mise en commun de moyens. Elle suppose cependant d’abandonner la forme du groupement d’intérêt économique (GIE) au profit du groupement de coopération sanitaire (GCS).

La création de ce dispositif s’inscrit dans les pas du rapport de la Cour des comptes du 11 mai 2016 relatif à la politique d’imagerie médicale en France. En effet, les Sages de la rue Cambon ont considéré que « la réorganisation territoriale de l’imagerie médicale doit permettre de promouvoir une vision territoriale de la gestion des emplois et des compétences et de revaloriser l’exercice des fonctions hospitalières, notamment en associant secteur public et secteur libéral pour mieux répartir les contraintes et instaurer un fonctionnement en réseau autour d’équipes de taille suffisante favorisant le partage des sur-spécialités. »

L’objectif est de restructurer l’offre d’imagerie médicale à travers une mutualisation des moyens humains et matériels nécessaires à la réponse urgente aux besoins des patients. Il s’agit de passer d’une ère de concurrence à une ère de coopération au bénéfice de la population. Les PIMM vont jouer un rôle majeur dans le futur de l’organisation de l’imagerie médicale en France.

Thema Radiologie avec Cabinet Houdart et associés

Source : PIMM: Passer de l’ère de la concurrence à celle de la coopération

Un Pôle radiologie en milieu rural

L’équipement a coûté 150.000 €
© Jean-Michel Bonnin

Une antenne du service radiologie de l’hôpital de Châteauroux complétera demain la Maison de santé pluridisciplinaire d’Argenton-sur-Creuse.

Un site d’imagerie médicale délocalisé de l’hôpital de Châteauroux ouvrira demain matin dans un bâtiment situé près de la Maison de santé pluridisciplinaire d’Argenton-sur-Creuse. Le bâtiment de 100 m² est constitué d’une salle de première urgence, avec un équipement de radiologie d’un coût de 150.000 €, d’une salle d’attente et d’un secrétariat.
Deux manipulatrices opèrent à tour de rôle toute l’année, du lundi au vendredi, et toutes les images seront transférées instantanément à Châteauroux, ou des spécialistes en contrat avec l’établissement, pour être interprétées en temps réel. Le bâtiment a coûté 320.000 € hors taxes, financés à 50 % par la Ville et à part égale par l’État et la Région, remboursées sur vingt ans par un loyer mensuel de 900 €.
Les travaux ont duré six mois et les rendez-vous pris en amont par l’intermédiaire des spécialistes s’étendent déjà sur quinze jours.

Source : Un Pôle radiologie en milieu rural

La DR 600 améliore le workflow de la salle Os-Poumons du CH de Bigorre

La salle de radiologie Agfa HealthCare DR 600 comporte toutes les caractéristiques qualitatives d’une installation moderne. Mme Christelle Celton, Cadre de santé dans le Service d’imagerie du CH de Bigorre, témoigne des avantages apportés par cette installation.

Agfa HealthCare
Agfa HealthCare

La technologie DR, élaborée par Agfa HealthCare permet de proposer aux établissements de Santé et cabinets de radiologie des salles d’imagerie médicale à numérisation directe qui sont reconnues aujourd’hui de tous les professionnels du secteur.

Une salle d’examen approuvée par les manipulateurs référents du CH de Bigorre

La première installation de ce type en France a été réalisée au Centre Hospitalier de Bigorre à Tarbes. Dans cet établissement MCO de 350 lits, le service d’imagerie, qui comprend une unité de mammographie, une salle d’échographie, deux salles capteur plan, un scanner, une IRM et une salle télécommandée, connaît une activité croissante. Les responsables avaient dépêché deux manipulateurs d’électroradiologie de l’établissement pour participer au choix d’une nouvelle salle d’examen en remplacement d’une salle télécommandée. Ils étaient accompagnés de l’ingénieur biomédical et de la cadre de Santé, Mme Christelle Celton. « Nous avons demandé aux manipulateurs référents de nous donner leur avis sur les différentes configurations que nous avons eu l’occasion de visiter et de réfléchir à celle qui conviendrait le mieux à leur activité, précise-t-elle. Ce sont eux qui sont en première ligne dans l’utilisation de ce type de matériel et nous souhaitions leur mettre à disposition du matériel ergonomique, facilitant la prise en charge radiologique des patients. »

Un tube ergonomique pour une manipulation facilitée

La DR 600 est conçue dans cette optique. Elle dispose d’un tube équipé de la technologie « zéro force », qui se manipule très facilement en déplacements manuels, et peut être également mis en mouvement par une télécommande lorsqu’on souhaite le centrer de façon automatique sur un détecteur wifi placé dans un potter de la table. « Ce système est très apprécié des manipulateurs, poursuit-elle. Ces derniers sont susceptibles de souffrir de troubles musculo-squelettiques à force de manipuler des tubes lourds et encombrants. Le système « zéro force » les a séduits car ils y ont vu également un bon moyen de gagner du temps dans leur pratique quotidienne. J’ai personnellement pu constater que cette machine pourrait améliorer le workflow de la salle d’examen, grâce notamment à l’envoi immédiat des images acquises vers la console NX, un outil très facile à utiliser et à paramétrer, équipée de la dernière version du logiciel de traitement d’images Musica. »

Le CH de Bigorre améliore le workflow de sa salle Os-Poumons

Et ce sont deux manipulateurs qui sont affectés à cette salle dédiée aux explorations Os-Poumons, chacun prenant en charge son patient, ou en coopération sur un même malade le cas échéant. « Ils ont la possibilité de réaliser les examens sur des patients valides, sur un potter mural ou un autre intégré à la table d’examen, ainsi que sur des patients alités, en désynchronisant le tube du potter, conclut-elle. Au final, et après un an d’utilisation, je peux dresser un bilan très positif à propos de la DR 600. Elle nous a permis d’améliorer notre productivité, de proposer des images de qualité en minimisant l’irradiation des patients, notamment pour les examens pulmonaires, et de préserver l’intégrité physique de nos manipulateurs grâce à la mobilisation assistée du tube. »

Deux capteurs plans pouvant être externalisés

L’installation du CH de Bigorre comprend deux capteurs plans wifi. Les manipulateurs peuvent utiliser l’un d’eux pour assurer les examens à réaliser au lit du malade, par exemple en réanimation. Les images acquises dans ce cas sont envoyées directement sur la console d’interprétation des radiologues depuis la chambre du patient. « Cette possibilité d’externaliser les capteurs plans de la salle DR 600 nous fait gagner sensiblement en productivité pour les radios effectuées au lit du malade, ajoute Christelle Celton. Les capteurs plans sont assez légers pour être transportés hors du service et assez robustes pour ne pas être détériorés par leur manipulation au lit du malade. Lorsque la tournée est terminée, le capteur plan est remis à disposition de la salle DR 600. »

Des processus qualité à toutes les étapes de la fabrication

L’installation DR 600 représente l’aboutissement du travail des équipes de l’usine Agfa HealthCare où elle est fabriquée, de même que certains autres modèles de la marque, située à Peissenberg, au sud de Munich. Cet établissement a mis en œuvre des points de contrôle tout au long de l’assemblage de cette machine, faisant partie des quelques 50 process qualité qui sont satisfaits pour l’ensemble des activités de l’usine. Parmi ces activités formalisées, le Team management est centré sur l’homme et permet de prendre en compte les compétences et les responsabilités de chaque ouvrier ou technicien, les procédures étant consignées dans un document qu’ils signent. La qualité de la production est poussée à l’extrême, jusqu’à la préparation complète de l’emballage des machines qui fait l’objet d’un contrôle vidéo des consommations, ce qui permet d’assurer une livraison aux clients en temps et en heure. L’usine comprend, de plus, un espace au sein duquel sont intégrées 10 salles plombées dans lesquelles le fonctionnement de chaque modèle de DR 600 est configuré et testé, avant d’être démonté pour livraison.

Un niveau de qualité inégalé pour les activités de radiologie conventionnelle

La DR 600 comporte, de plus, un support de patients pour la réalisation des télérachis et télémembres inférieurs, qui se positionne devant le potter mural et permettant un flux d’acquisition simple, rapide et automatique. L’ensemble des caractéristiques innovantes de cette installation lui confère un niveau de qualité inégalé pour les activités de radiologie conventionnelle.

Bruno Benque

Source : La DR 600 améliore le workflow de la salle Os-Poumons du CH de Bigorre

La E-Santé française fièrement représentée au CES2018

Du 9 au 12 janvier se déroulera le Consumer Electronic Show à Las Vegas (CES) avec une forte présence des acteurs de la e-santé de France et du monde entier. Petit tour d’horizon des acteurs français présents. 

Le CES est le salon mondial dédié à l’innovation technologique dans l’univers de l’électronique grand public. Il s’agit d’un des rendez-vous annuels majeur du digital. Cette année la France sera à nouveau très présente avec 335 entreprises et start-up françaises qui exposeront. Parmi ces participants, de nombreux acteurs de la e-santé seront présents. Découverte :

HEALTH qui propose CardioNexion, l’association d’un dispositif médical connecté à un système d’évaluation en temps réel des risques de pathologies cardiovasculaires

AIMERGING health qui développe une technologie de santé préventive et prédictive basée sur l’intelligence articielle.

AMedSu met à disposition une application à usage médical et chirurgical :  iRejuvenation.

Azur Tech Concept présente SmartEar, un boîtier fixe qui capte les sons en temps réel et les retranscrit en signaux lumineux sur un boitier portatif ou bien sur un smartphone via une application pour les personnes sourdes ou malentendantes.

Bewell Connect présente sa plateforme d’interprétation médicale et de santé personnalisée

Bluetens propose un dispositif connecté d’électrostimulation faisant office d’un kiné connecté

BoneTag est un dispositif à inséré au sein des prothèses de genou qui permet de communiquer avec toutes les marques d’implants chirurgicaux orthopédiques en les rendant connectés et intelligents.

CareOS développe un système d’exploitation de santé et de beauté pour les soins personnels connectés.

Caressea propose un objet connecté qui prépare et distribue des produits naturels de bien-être encapsulés, une application mobile pour le coaching des massages et suit la croissance de l’enfant

Diabeloop met à disposition une solution intégrée pour mieux gérer le diabète de type 1.

E-Health Box propose une box santé au service du maintien à domicile : Noviacare.

ExactCure travaille sur la modélisation des individus afin de simuler une réponse individualisée aux médicaments.

Fizimed présente une sonde médicale connectée de rééducation à domicile : EMY.

Helite propose Hip’Air, une ceinture airbag qui protège les séniors des fractures du col du fémur.

Holi propose une gamme complète d’objets connectés du sommeil au réveil : lampes connectées, réveils lumineux connectés, activateur de sommeil naturel, tracker dédié au sommeil et radio-réveil

InnovSante développe un dossier médical numérique universel.

KapWell Corp propose des solutions informatiques professionnelles pour les officines et l’industrie pharmaceutique.

Kolibree développe une gamme de brosses à dents connectées

Koovea  présente une solution de surveillance de la chaîne du froid des médicaments

Lifeina met à disposition un réfrigérateur pour le transport et le stockage en toute sécurité des médicaments thermosensibles : LifeinaBox

Lili Smart propose une solution globale dédiée aux familles accompagnant un proche en perte d’autonomie

Meersens développe une solution pour les personnes soucieuses de vivre leur vie de manière saine et sécurisée, testant en quelques secondes leur environnement immédiat (air, ondes, UV, pesticides, gluten, eau …)

Mirambeau App Care met à disposition une application pour permettre aux patients diabétiques de personnaliser leur protocole : DiabiLive      Santé

myBrain Technologies propose une solution d’entraînement cérébral pour l’amélioration de la relaxation : Melomind

Nokia Technologies présente sa gamme de produits et applications intelligents adaptés à tous les styles de vie permettant de suivre ce qui compte pour améliorer le bien-être quotidien et améliorer la santé à long terme

Nomadeec met à disposition une plateforme de télémédecine des professionnels de l’urgence Santé

Phosphorescence présente la solution IDVitae pour conserver avec soi toutes ses informations santé en permanence

R-PUR propose un masque anti-pollution

RegulSmoke met à disposition une solution pour le sevrage tabgique : Smoking Stopper

SimForHealth propose une plateforme de simulation numérique pour la formation en santé : MedicActiV

Comment BoneTag veut rendre les prothèses de genou « intelligentes »

@bonetag : La start-up perpignanaise BoneTag développe avec l’Institut d’Electronique et des Systèmes de l’université de Montpellier un dispositif médical implantable, utilisant des capteurs et la technologie RFID passive, pour identifier les prothèses de genou, assurer la traçabilité et le monitoring. Au CES 2018 de Las Vegas, BoneTag recherche notoriété et investisseurs. La jeune pousse souhaiterait lever 5 millions dans un an.

Comment BoneTag veut rendre les prothèses de genou intelligentes
Comment BoneTag veut rendre les prothèses de genou « intelligentes »© BoneTag

2,5 millions de prothèses de genou sont implantées chaque année dans le monde, dont 800 000 en Europe et 100 000 en France. Mais une fois en place, comment évoluent les implants ? Pour assurer l’identification, la traçabilité et le monitoring de ces prothèses, la start-up BoneTag, fondée en mars 2014 par Stéphane Naudi, chirurgien orthopédiste à Cabestany (Pyrénées-Orientales), propose un dispositif médical implantable.

De la taille d’une carte SIM, le dispositif électronique passif est doté d’une antenne miniaturisée et de capteurs (de température pour détecter une infection, de pression pour déterminer l’adhérence à l’os). Inséré dans un boîtier biocompatible et étanche, le dispositif est placé dans une encoche de la prothèse de genou. Lors d’une consultation, un lecteur-scanner à courte distance interroge le dispositif et récupère les données, lues sur un logiciel de visualisation 3D. Autre avantage du dispositif : pouvoir créer une base de données Internet des prothèses, registre qui n’existe pas à ce jour.
COLLABORATION AVEC L’INSTITUT D’ÉLECTRONIQUE ET DES SYSTÈMES

Si le siège social et l’administratif de BoneTag se situent à Perpignan, le développement a lieu à Montpellier. « Quand j’ai eu l’idée, se souvient Stéphane Naudi, j’ai cherché des compétences et je les ai trouvées à l’IES à Montpellier. » L’innovation a été mise au point avec des chercheurs de l’Institut d’électronique et des systèmes (IES) de l’université de Montpellier, où est incubé BoneTag. Elle bénéficie techniquement de la collaboration avec deux fabricants (le leader français des prothèses pour les articulations des membres inférieurs, Amplitude, et une société australienne) et financièrement, d’un programme de maturation de la SATT AxLR jusqu’à la fin 2018. Plusieurs brevets ont été déposés au niveau international. « Aujourd’hui, nous en sommes à la version finale du prototype », avance l’ingénieur R&D Mélusine Pigeon, du voyage à Las Vegas. Après les phases de pré-séries et tests cliniques, le marquage CE et l’homologation FDA sont espérés fin 2019. La production sera « made in France »: « J’ai trouvé un fabricant près de Montpellier« , indique Stéphane Naudi.

 

A LA RECHERCHE DE FONDS

« Le CES est une très bonne occasion pour l’équipe de pitcher en anglais », lance le président de BoneTag, resté à Perpignan pour des interventions (il est toujours chirurgien, à mi-temps). BoneTag se poste sur l’Eurêka Park en compagnie des jeunes pousses accompagnées par la région Occitanie et l’agence Sud de France Développement. Cette dernière a entraîné en amont à l’exercice de la présentation. « Elle nous a aussi incité à une grande vigilance sur la cyber-sécurité et l’espionnage industriel « , note Mélusine Pigeon.

Au CES 2018, BoneTag cherche à se faire connaître et à trouver des investisseurs. Stéphane Naudi, qui discute d’un prêt avec Bpifrance, indique avoir besoin de « 5 millions d’euros dans un an : 2 iraient au lancement du dispositif pour la prothèse du genou, 3 pour la déclinaison aux prothèses de hanche, d’épaule, et le développement de nouvelles fonctions comme l’imagerie 4D. Nous devrons aussi chercher des locaux, le plus près possible de l’IES. » Cinq recrutements devraient renforcer l’équipe de 5 salariés : un ingénieur qualité supplémentaire, un ingénieur informatique, des assistants techniques et business développeurs.

 

BoneTag en vidéo

 

Source : Comment BoneTag veut rendre les prothèses de genou « intelligentes »

Au Japon, un hôpital s’équipe de robots pour aider les équipes de nuit

 

La ville de Nagoya au Japon a annoncé le déploiement de robots au sein d’un hôpital dans le but d’aider le personnel au quotidien.

À partir du mois de février, le Nagoya University Hospital va mettre dans ses couloirs quatre robots élaborés par Toyota. Ils auront pour mission de transporter des médicaments et des échantillons entre les étages du bâtiment.

La ville de Nagoya au Japon a annoncé le déploiement de robots au sein d’un hôpital dans le but d’aider le personnel au quotidien.

À partir du mois de février, le Nagoya University Hospital va mettre dans ses couloirs quatre robots élaborés par Toyota. Ils auront pour mission de transporter des médicaments et des échantillons entre les étages du bâtiment.

Robot Toyota hopital nagoya

Ces petits robots seront équipés d’un système réfrigérant et offriront une capacité de stockage de 90 litres. Équipés de caméras et de capteurs, ils pourront se déplacer d’un point A à un point B sans difficulté tout en évitant les obstacles. Comme le précise le Asahi Shimbun, le robot sera aussi poli que ses collègues humains. Lorsqu’il croisera une personne lui bloquant la route il est programmé pour lui dire : « excusez-moi, laissez-moi passer s’il vous plaît ». De leur côté, les membres de l’hôpital pourront diriger les robots à partir d’une tablette et lui assigner une destination.

Destinés aux équipes de nuit, les petits robots seront lâchés dans les couloirs entre 17h00 et 08h00. Des périodes où l’on croise peu de personnes ce qui permettra d’éprouver les déplacements des robots avant un test grandeur nature.

En France, la dette des hôpitaux publics poussant à faire des coupes ahurissantes dans certaines dépenses, les robots pourraient être une partie de la solution. Si certes, ils remplaçaient certains métiers, ces derniers ne seraient pas stratégiques au bon fonctionnement d’un hôpital. Déplacer des échantillons, monter des repas, apporter les différents traitements à un étage ou dans un service en particulier … tant de petites tâches à leur confier.

Source : Au Japon, un hôpital s’équipe de robots pour aider les équipes de nuit

[CES 2018] Nomadeec met la réalité augmentée au service du SAMU

Fini le temps où les secouristes transmettaient l’information des patients aux médecins sur formulaire papier, voire à l’oral… Le SAMU n’a pas échappé à la transformation numérique, comme en témoigne le succès de la plateforme mobile Nomadeec. Au CES 2018, elle présente sa dernière évolution : l’intégration de la réalité augmentée au travers d’un casque Microsoft HoloLens.

Nomadeec met la réalité augmentée au service du SAMU
[CES 2018] Nomadeec met la réalité augmentée au service du SAMU

Prodiguer rapidement les soins appropriés à la condition d’un malade peut très souvent lui sauver la vie. Mais il faut pour cela pouvoir identifier ses maux avec exactitude et savoir comment les traiter. Pour aider les premiers secours à gagner en efficacité sur le terrain, la start-up française Exelus (créée en 2014) a doté sa plateforme de télémédecine Nomadeec de fonctionnalités de réalité augmentée. Elle a pour cela fait appel à l’expertise du studio bordelais HoloForge Interactive.

LA PLATEFORME NUMÉRIQUE DE PREMIERS SOINS DE RÉFÉRENCE

A la base, Nomadeec est une plateforme mobile qui fonctionne sur smartphone, tablette ou PC (Android, iOS, Windows). Elle permet aux agents paramédicaux (secouristes, ambulanciers, pompiers…) d’enregistrer et de remonter des informations numériques aux médecins du SAMU afin non seulement d’homogénéiser le suivi des patients mais aussi de mettre en place une prise en charge « personnalisée » avant leur éventuelle arrivée à l’hôpital.

Pour ce faire la plateforme est compatible avec une dizaine de dispositifs médicaux professionnels (thermomètre, stéthoscope, tensiomètre, oxymètre de pouls, ECG 12/18 dérivations, glucomètre, échographe, spiromètre…).

UN CASQUE HOLOLENS POUR LAISSER LES MAINS LIBRES AUX SECOURISTES

L’intérêt de la réalité augmentée pour cet usage tient en grande partie au fait qu’elle permet au secouriste d’intervenir tout en gardant les mains libres. Nomadeec utilise pour cela un casque Microsoft HoloLens, qui permet à la personne intervenant d’interagir avec la plateforme à l’aide de commandes vocales ou gestuelles simples.

Autre point crucial : la possibilité d’envoyer des photos ou un flux vidéo de son intervention (en plus du bilan médical effectué) à un médecin, qui peut alors mieux guider le secouriste. Cette utilisation de la réalité augmentée pour les premiers soins – une « première mondiale » d’après l’entreprise – fera l’objet de démonstrations live lors du CES 2018. L’occasion de s’assurer qu’elle permet bien de gagner en efficacité dans ce genre de situation ? Quoi qu’il en soit, l’objectif d’Exelus est de s’en servir comme tremplin pour s’implanter à l’international.

Source : [CES 2018] Nomadeec met la réalité augmentée au service du SAMU

Une année décisive pour le secteur de l’imagerie médicale

L’année 2018 fait suite à une période troublée mais au cours de laquelle le secteur de l’imagerie médicale diagnostique et thérapeutique pourrait poursuivre son développement, grâce notamment à un changement ministériel et à une conjoncture économique qui s’annonce plus favorable.

Bruno Benque
Bruno Benque – Théma Radiologie

À l’instar de l’ensemble du secteur de la Santé dans l’hexagone, l’imagerie médicale diagnostique et thérapeutique vient de connaître une période mouvementée.

Des restrictions budgétaires qui ont impacté significativement le secteur

Les décisions politiques relatives à la rémunération des actes, notamment l’article 99 du PLFSS 2017 donnant tout loisir à l’Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie (UNCAM) de la définir unilatéralement, ont entrainé en effet une vague de contestation sans précédent, puisqu’une grève des cabinets de radiologie a été décrétée et relativement bien suivie au mois de mars 2017. Il faut dire que la suppression du modificateur Z dans le calcul des cotations des actes de radiologie conventionnelle et la baisse des forfaits techniques d’imagerie en coupe et de TEP impactent significativement le fonctionnement et les possibilités d’investissement des centres de radiologie privés, comme le rappelle régulièrement la Fédération Nationale des Médecins Radiologues (FNMR).

Des rencontres constructives au Ministère

Mais l’imagerie médicale semble constituer également une variable d’ajustement essentielle aux budgets des structures publiques. Les décisions de l’UNCAM pénalisent en effet les budgets des services de radiologie et de médecine nucléaire, dans une conjoncture défavorable qui verra les hôpitaux publics accuser, annoncent-ils, un déficit cumulé de 1,5 milliards d’euros à l’heure du bilan de l’année 2017, alors qu’il n’était que de 470 millions l’année précédente. L’année 2018 qui commence s’annonce néanmoins décisive eu égard aux espoirs suscités par la nomination du Pr Agnès Buzyn au Ministère des Solidarités et de la Santé. Les représentants de la FNMR ont d’ailleurs rencontré les membres du cabinet ministériel peu après la constitution du gouvernement, en juillet 2017, ainsi que le Premier ministre lui-même. Des entrevues constructives, d’après les retours que nous avons pu obtenir, qui laissent présager d’une détente des relations entre le Ministère et la communauté radiologique.

Une conjoncture qui pourrait assouplir les contraintes budgétaires

Celle-ci attend beaucoup de la nouvelle administration ainsi que de la reprise économique qui semble enfin se dessiner. Si l’étau budgétaire se desserre un peu, les gestionnaires de parcs de modalités d’imagerie pourront de nouveau équiper leurs services, d’autant que les centrales d’achats et les sociétés d’aide au financement ou de location de matériels lourds leur donnent la possibilité de réaliser des économies substantielles à l’occasion du renouvellement de leurs installations. Ils pourront également bénéficier de la nouvelle procédure législative publiée le 3 janvier 2018 et qui assouplit désormais les contraintes liées aux autorisations d’installation de matériels lourds. Cette nouvelle année pourrait être un tournant pour l’imagerie médicale diagnostique et thérapeutique française, dont les acteurs font preuve de dynamisme, d’ingéniosité parfois et d’excellence scientifique toujours.

Nous serons encore, tout au long de 2018, au plus près des évolutions technologiques, pratiques et législatives du secteur pour vous les faire partager et serons à l’écoute de vos besoins, de vos réussites ou de vos échecs, et viendrons à votre rencontre lors des différents congrès que vous, radiologues, manipulateurs et industriels mettez tant d’énergie et de savoir-faire à organiser. Au nom de l’ensemble de la Rédaction de Thema Radiologie, je vous souhaite le meilleur pour cette nouvelle année.

Source : Édito – Une année décisive pour le secteur de l’imagerie médicale

Procédures d’autorisation de matériels lourds: l’ordonnance gouvernementale est publiée

Les procédures d’autorisation de matériels médicaux lourds ont été modifiées par ordonnance gouvernementale du 3 janvier 2018. Elles sont modernisées et simplifiées et introduisent notamment la notion d’autorisation d’urgence.

Palais de l

La Loi de Modernisation de notre système de Santé publiée en janvier 2016 stipulait, dans son article 204, que devaient être modernisées et simplifiées, au moyen d’une ordonnances à prendre par le Gouvernement, les différents régimes d’autorisation des activités de soins et d’équipements matériels lourds.

Publication de l’ordonnance au Journal Officiel du 3 janvier 2018

Ce texte avait notamment pour objectif d’assurer une plus grande cohérence avec les projets régionaux de santé, intégrant ainsi la révision des durées d’autorisation, et d’alléger les procédures, notamment à l’occasion d’opérations de renouvellement, de transfert ou de cession d’autorisation. Ladite ordonnance a été publiée au Journal Officiel du 3 janvier 2018.

Des visites de conformité désormais facultatives

Les procédures d’autorisations d’installation des modalités d’imagerie en coupe, d’imagerie interventionnelle, de radiothérapie et de médecine nucléaire, qui sont concernées par ces dispositions législatives, tiendront compte désormais « des conclusions de certification de la HAS, afin de lier régulation de l’offre de soins et qualité et sécurité des soins ». Les visites de conformité actuellement requises pour toute nouvelle autorisation seront quant à elles facultatives, dans un objectif d’efficacité et d’optimisation des moyens.

Introduction de la notion d’autorisation d’urgence

L’ordonnance prévoit également d’allonger la durée des autorisations sanitaires de cinq à sept ans, « afin d’accorder plus de visibilité aux établissements, notamment lorsque ces derniers engagent des investissements lourds pour la réalisation de l’activité« . Elle introduit enfin la notion d’autorisation d’urgence, en cas de menace sanitaire grave constatée par le ministre de la Santé ». Cette mesure vise à sécuriser juridiquement les établissements de santé amenés à assurer une activité supplémentaire dans le cadre du déclenchement de plans blancs.

Source : Procédures d’autorisation de matériels lourds: l’ordonnance gouvernementale est publiée

SeGaMed 2017-18 – Gamathon Santé 

La 6e édition de SeGaMed aura lieu les 19 et 20 janvier 2018 à la faculté de Médecine de Nice. Le colloque conclura la seconde « Health Gaming Week » qui sera organisée du 15 au 18 janvier. Ateliers, conférences, démonstrations, retours d’expérience, autant de sujets qui mobiliseront étudiants, enseignants, professionnels, entreprises et grand public. Simulation, Serious Gaming et Docimologie numérique en santé constituent désormais le trépied scientifique de SeGaMed. Un grand rendez-vous à ne pas manquer. Les contributions sont attendues jusqu’au 31 décembre 2017 à l’adresse suivante :

Contributions

Le document « instructions aux auteurs » est disponible en téléchargement : Download Now!

Après le thème « de la création à l’intégration », le fil conducteur de cette édition 2017-18 est « de l’intégration à l’innovation » : innovation méthodologique, technologique, organisationnelle. Les produits, les contextes, les usages, les résultats, les retours d’expérience sont autant de sujets recherchés pour les contributions. Les notifications d’acceptation seront envoyées au plus tard le 8 janvier à minuit. Le dispositif mis en place permet une évaluation en continu au fur et à mesure des dépôts.

 

Le Comité en charge de l’évaluation des propositions est composé de :

Jean-François Carrasco (Telecom Valley), Arnaud Choplin (IFMK UCA Nice), David Darmon (DERMG UCA), Jean-Paul Fournier (DP UCA), Olivier Guérin (UCA), Robin Jouan (UCA) et Pascal Staccini (IRIS UCA)

Comme l’an dernier, le concept de « Health Gaming Week » est reconduit.
Plusieurs workshops seront ainsi proposés durant la semaine précédant le colloque SeGaMed :

  • Le 2ème Gamathon sera organisé les 15, 16 et 17 janvier.
  • Journée  de l’association française d’informatique médicale (AIM) sur la Docimologie Numérique (le 17 janvier)
  • Master classe : gamification et éducation thérapeutique (le 18 janvier de 9h à 14h – Anna Sort)
  • Atelier « Dossimulogie » avec l’université de Laval (Québec) (le 18 janvier après-midi)
  • Atelier « Tech it ! » avec Grenoble Ecole Management (le 18 janvier après-midi – Isabelle Patroix)
  • Atelier de démonstrations « Sim4Health » (18 et 19 janvier)

Pour tout renseignement : info@segamed.eu
Site web : http://segamed.eu

Inscriptions 

Source : SeGaMed 2017-18 – Gamathon Santé – SeGaMed

GHT : comment collaborer entre établissements de santé ?

Les GHT, Groupements Hospitaliers de Territoire bouleversent le paysage de la santé. Et impliquent une meilleure collaboration entre les établissements.

C’est un changement majeur dans le secteur de la santé. Depuis la loi de modernisation du 26 janvier 2016, les établissements publics de santé doivent s’organiser en Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT). L’objectif : collaborer de manière plus fluide et faciliter la mobilité des équipes médicales pour, in fine, améliorer le parcours de soin des patients.
Conséquence immédiate de ces GHT : les établissements publics de santé doivent apprendre à collaborer, mutualiser leurs efforts et moderniser leurs systèmes d’information. Et, bien sûr, les sécuriser.

GHT : organiser la mutualisation

Plus de 135 Groupements Hospitaliers de Territoire créés : 1100 hôpitaux publics sont concernés, sans compter les établissements associés ou partenaires.
Autant d’acteurs qui n’avaient pas l’habitude de travailler ensemble. Et doivent désormais se concerter pour élaborer et mettre en œuvre, au sein de chaque groupement, un projet médical partagé (PMP). Les GHT doivent aussi créer et déployer un schéma directeur des systèmes d’information, pour sécuriser les données administratives et les données médicales.

Sécuriser les données des patients

Création d’un dossier médical unique, échanges simplifiés avec les médecins de ville, meilleure gestion de la mobilité… Les GHT ambitionnent de fluidifier les parcours des patients. Point d’orgue, la création, pour chaque patient, d’un Dossier Patient Informatisé Interopérable (DPII) : un dossier médical complet, reprenant tout l’historique des hospitalisations, les traitements et prescriptions, les résultats d’examen, etc. Donc des données éminemment sensibles, qu’il convient de protéger, tout s’assurant que les médecins et parties impliquées peuvent facilement les consulter, y compris à distance.

Mieux communiquer, mieux collaborer

Les Groupements Hospitaliers de Territoire font donc face à de nouveaux défis et à une formidable opportunité : mieux collaborer. L’objectif : communiquer et travailler en équipe au sein d’un GHT, comme au sein d’un seul et même établissement. Cela suppose un annuaire commun, un système de messagerie homogène et fiable, une base documentaire partagée (incluant règlements et procédures)… Voire différents outils innovants : réseaux sociaux internes, système de visio-conférences accessible au sein d’un établissement comme à l’extérieur. Ce qui permet à différents experts et spécialistes de discuter d’un patient avec les médecins de ville, même à distance.

Le cas des applications métiers

La Santé est l’un des secteurs qui utilisent le plus d’applications métiers : plus d’une centaine, en moyenne, pour un hôpital public. Des applications diverses et hétérogènes, ce qui rend complexe leur mutualisation. Une bonne approche consiste donc à d’abord mettre en place les outils qui facilitent communication et collaboration entre établissements. Ces derniers pourront ensuite, dans un second temps, se concentrer sur le dossier patient unique et la convergence des applications métiers.

 

Source : GHT : comment collaborer entre établissements de santé ? | Microsoft experiences

Un numerus clausus en hausse pour 2018 (+1%)…..sauf pour le dentaire

Le nombre de places disponibles en fac de médecine vient d’arriver. Des places supplémentaires ont été ouvertes pour les étudiants en médecine et en pharmacie.

Les étudiants en médecine ont une raison de se réjouir cette année… Le numerus clausus, c’est-à-dire le nombre de places au concours d’entrée des écoles de médecines, augmente un peu plus chaque année. Un nouvel arrêté publié au Journal Officiel vient d’annoncer une hausse de 1%, soit 81 étudiants supplémentaires en médecine. C’est au total 8 205 places qui seront distribuées sur l’ensemble du territoire.

TOUJOURS PLUS DE CANDIDATS

Ce nombre augmente également pour les étudiants en pharmacie avec 17 places supplémentaires pour un total de 3124 places. Une légère baisse est observée pour les dentistes, avec 1 place en moins, et pour les sages-femmes avec 9 places supprimées. Leur numerus clausus est fixé, respectivement, à 1203 et 991.

D’une manière générale, ces chiffres affichent la volonté du gouvernement d’augmenter le personnel médical face à une population française qui atteindra bientôt les 67 millions d’habitants. Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la Santé avait déjà augmenté de 448 places, soit 5,8% d’un coup, le numerus clausus en 2017. Malheureusement,  » plus de places  » ne veut pas dire  » plus de chance « . Le nombre de candidats augmente davantage que le numerus clausus avec 1 126 étudiants supplémentaires cette année. En moyenne, une personne sur 7 est acceptée en deuxième année.

Pour le dentaire : Numerus clausus : 1203 places en 2018 (+ 4 places)

Les arrêtés annuels de révision du numerus clausus concernant les études d’odontologie ont été publiés au Journal officiel du 29 décembre. Le nombre d’étudiants pouvant intégrer la filière dentaire est fixé à 1203, contre 1199 les deux années précédentes. Ce nombre inclut le nombre d’étudiants – 40 places – pouvant bénéficier d’une admission directe au titre du décret du 20 février 2014. Outre le numerus clausus, 16 étudiants pourront bénéficier du droit de remords, 71 d’une admission directe en 2e ou 3e année, et 13 étudiants d’une place au titre du nombre complémentaire. Par comparaison, le numerus clausus de médecine passe 8124 à 8205 places (+1 %).

Voir l’arrêté numerus clausus

Voir l’arrêté droit de remords

Voir l’arrêté admission directe

Voir l’arrêté nombre complémentaire

BONNE ANNEE 2018 !

Le savoir-faire et l’envie d’aller de l’avant sont les moteurs de notre détermination à foncer vers l’avenir.

Voilà les fondements de notre réussite.

Tous nos Vœux de bonheur et de prospérité.

 

Première implantation clinique réussie de la valve pulmonaire transcathéter VenusP-Valve au Brésil

Le 19 décembre 2017, heure locale, quatre implantations cliniques de la valve pulmonaire transcathéter VenusP-Valve ont été réalisées avec succès au Brésil par le Professeur Carlos Pedra de l’Institut de technologie cardiovasculaire Dante Pazzanese à Sao Paulo, au Brésil.

Après le Chili et l’Argentine, le Brésil devient le troisième pays d’Amérique latine à utiliser la valve de Venus Medtech (Hangzhou) Inc. C’est également la première fois dans l’histoire du Brésil que des valves cardiaques fabriquées en Chine sont utilisées.

À l’heure actuelle, il y a dans le monde 16 nouveau-nés sur 10 000 qui ont besoin d’une intervention chirurgicale en raison de malformations cardiaques congénitales. Ce type de chirurgie peut provoquer une régurgitation pulmonaire massive. Les valves pulmonaires interventionnelles actuellement disponibles sur le marché mondial ne peuvent traiter que des patients présentant une structure anatomique particulière et une atteinte légère. En conséquence, un grand nombre de patients ayant une structure anatomique complexe et une mauvaise fonction cardiaque droite nécessitent de toute urgence une valve pulmonaire interventionnelle permettant de traiter différentes structures anatomiques et pouvant être manipulée avec facilité, sécurité et stabilité.

Venus Medtech (Hangzhou) Inc. a développé et fabriqué la valve pulmonaire transcathéter VenusP-Valve, la première valve pulmonaire interventionnelle auto-expansible au monde. Avec une forme unique en double trompette et une technologie de découpe laser pour l’endoprothèse de la valve, la VenusP-Valve présente une importante force de soutien radial, un ancrage stable et une mise en place facile. Aucun mouvement ou déplacement ne se produit pendant le processus de mise en place. Elle peut répondre aux besoins des artères pulmonaires présentant différentes structures anatomiques et constitue la seule valve pulmonaire interventionnelle au monde permettant de traiter les patients dont la chambre de chasse du ventricule droit est de grande taille.

Après la première implantation humaine effectuée avec succès par l’académicien Ge Junbo à l’hôpital Zhongshan de Shanghai le 25 mai 2013, la VenusP-Valve a été utilisée dans plus de 20 pays en Asie, en Europe et en Amérique. À l’heure actuelle, l’essai clinique de la Chinese Food and Drug Administration (CFDA) est terminé, l’essai clinique européen CE a entamé la deuxième moitié de son processus, la communication avec la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis est terminée et l’essai clinique préalable au lancement de la valve aux États-Unis a débuté. Il est à espérer que la VenusP-Valve, qui donne d’excellents résultats cliniques, soit approuvée le plus tôt possible afin de pouvoir fournir un traitement optimal à davantage de patients.

Source : Première implantation clinique réussie de la valve pulmonaire transcathéter VenusP-Valve au Brésil

Annonce du premier congrès de l’imagerie cardiaque de l’ESC

L’Association européenne d’imagerie cardiovasculaire (European Association of Cardiovascular Imaging, EACVI), une filiale agréée de la Société européenne de cardiologie, a annoncé les détails du lancement d’un nouveau congrès majeur qui vise à rapprocher l’ensemble des domaines de l’imagerie cardiovasculaire. L’événement, qui se déroulera pour la première fois en avril 2020, a été conçu pour être la première et principale référence en matière d’imagerie cardiovasculaire multimodalité (ICM), et mettra l’accent sur la pratique clinique par pathologie. 

Les organisateurs ont indiqué que la portée étendue du nouveau congrès en fera un événement pertinent pour les confrères de différentes spécialités qui ne sont pas forcément directement impliquées dans l’imagerie, comme les médecins d’urgence, les technologues et d’autres professionnels de santé.

Le professeur Bogdan A. Popescu, président de l’EACVI, a indiqué que la conférence « sera l’endroit où toutes les modalités d’imagerie se réuniront pour assurer une prise en charge optimale de chaque patient. Cette approche par multimodalité répond aux besoins sur le terrain où la nature évolutive du travail des imageurs qui résolvent des problèmes cliniques nécessite une plus grande diversification. »

Il est envisagé que le nouveau congrès se déroulera tous les quatre ans sous la forme d’un événement unique à partir de 2020. Les congrès actuels de l’EACVI, à savoir EuroEcho-Imaging, EuroCMR et ICNC, continueront de se dérouler.

Source : Annonce du premier congrès de l’imagerie cardiaque de l’ESC

Actu des start-up: Multiwave Innovation conçoit des antennes IRM à ultra haut champ

Multiwave Innovation est la seule entreprise française qui conçoit et commercialise des antennes IRM. Elle a mené à bien un projet d’antennes à Ultra Haut Champ avec le concours de l’écosystème scientifique marseillais.

SATT Multiwave

 

C’est à Marseille qu’a été installée, en 2014, la seule modalité d’IRM à ultra-haut champ 7T du Sud de la France, au CEMEREM (Centre d’exploration métabolique par résonance magnétique) qui constitue l’implantation hospitalière du CRMBM (Centre de Résonance Magnétique Biologique et Médicale) à l’hôpital de la Timone.

Des antennes conçues pour les IRM à Ultra Haut Champ

Et c’est également à Marseille qu’est née, en 2016, la filiale française du groupe suisse Multiwave Technologies SA, spécialiste de technologies utilisant des métamatériaux, la société Multiwave Innovation. Cette start-up conçoit et fabrique des antennes IRM Ultra Haut Champ (UHC) grâce à la réussite d’un programme de maturation mené à l’Institut Fresnel, issu de la fusion de 3 laboratoires sur le campus de Marseille Nord, dans les domaines de la photonique, de l’électromagnétisme et de l’image, en collaboration avec la Société d’Accélération du Transfert Technologique du Sus-Est (ASTT Sud-Est).

Un projet de recherche devenu projet industriel

Cette dernière a pour mission de protéger, mâturer et licencier les résultats de recherche issus des laboratoires publics des Régions PACA et Corse. Elle a pour actionnaires les Universités d’Aix- Marseille, Nice Sophia Antipolis, de Toulon, d’Avignon et des Pays de Vaucluse, de Corse, l’Ecole Centrale Marseille, le CNRS, l’Inserm et la Caisse des Dépôts. Elle bénéficie d’autre part du soutien de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) du CHU de Nice. Elle a permis à Multiwave Innovation de faire éclore son projet et d’exploiter une licence exclusive du brevet d’utilisation, d’antennes de radiofréquence à base de métamatériaux pour l’IRM clinique à Ultra Haut Champ, copropriété du CNRS, d’Aix-Marseille Université, de l’Ecole Centrale Marseille et du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA). Ce projet a également été soutenu par l’Institut Carnot STAR et France Life Imaging (FLI).

Rappelons que l’IRM 7T améliore significativement les résolutions spatiales et temporelles des images et donne accès à un diagnostic in vivo plus précis. Les antennes conçues par Multiwave Innovation, les seules fabriquées sur le territoire français, augmenteront encore sa performance.

Source : Actu des start-up: Multiwave Innovation conçoit des antennes IRM à ultra haut champ

Le CHU de Rouen innove pour financer sa nouvelle salle de rythmologie

Le CHU de Rouen a conclu un partenariat avec Medtronic et Philips pour l’achat d’ue salle de rythmologie. Le mode de financement de cette salle est très original pour une installation rédiologique.

Partenariat CHU Rouen

 

Le CHU de Rouen a inauguré, le 12 décembre 2017, une nouvelle salle de cardiologie interventionnelle dédiée aux procédures rithmologie.

Rien de plus normal, me direz-vous. Sauf que cette modalité fait l’objet d’un contrat de cinq ans avec les sociétés Medtronic et Philips, l’une pour le matériel de cardiologie pure, l’autre pour la modalité de radiologie interventionnelle Philips Azurion, une plateforme de dernière génération. Ce partenariat a été conclu afin de développer les prises en charge des patients, améliorer l’efficience des organisations et encourager l’innovation thérapeutique.

Mais cette convention public/privé va plus loin. Le CHU de Rouen n’a en effet pas sorti un centime pour l’achat de cette installation et a institué un système de paiement « à la procédure », un pourcentage étant versé aux deux sociétés partenaires pour tout acte effectué. Il espère ainsi faire des économies directes sur ces achats – on parle de 700 000 à 800 000 € -, mais aussi augmenter les actes réalisés en ambulatoire, grâce notamment à une meilleure gestion du parcours des patients.

Source : Le CHU de Rouen innove pour financer sa nouvelle salle de rythmologie

Oscult, l’échographie portable qui va remplacer le stéthoscope

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80% des personnes qui vont aux urgences n’ont pas besoin d’y aller. Avec un diagnostique à distance, le parcours santé serait simplifié et les procédures plus efficaces, explique Olivier Sautron, le président d’Oscadi. Et c’est bien ce que son produit, Oscult, compte faire.

Olivier Sautron est installé à Bras-Panon, à l’est de l’Île de la Réunion. C’est de cette petite commune à l’autre bout du monde qu’il développe et produit son appareil en cours de certification en Europe, agréé par Apple aux États-Unis et en essai clinique en Malaisie.

La distance, c’est le fort d’Oscult, un appareil et logiciel d’échographie miniaturisé sur iPad. L’appareil prend la forme d’une coque pour tablette à laquelle est reliée une sonde. Il est deux fois moins cher que les outils utilisés pour réaliser des échographies et doté de la qualité d’image, des fonctionnalités et des performances de l’iPad. Bienvenue dans le futur de la télémédecine.

De la géolocalisation à la médecine

Il y a quatre ans, Olivier Sautron ne connaissait rien à la médecine. Son truc c’était les téléphones. En 2001, bien avant l’iPhone, Olivier crée une startup qui fait se rencontrer GPS et GSM. Après une startup dans le SaaS, il passe aux accessoires d’iPhone. Il développe notamment un cardiofréquencemètre pour iPhone qui lui permet de travailler directement avec Apple.

En 2010, suite à une mésentente entre associés, il crée une nouvelle startup avec Thierry Payet. Grâce aux prouesses techniques de l’iPad, il peut enfin réaliser leur rêve d’étudiant : développer une caméra astronomique pour regarder les planètes. Faute de financement, ils changent leur fusil d’épaule et mettent leur technologie d’imagerie au service de la santé début 2013.

« Je cherchais quels appareils attacher à un smartphone et, dans la médicine, l’échographie est le seul appareil que l’on peut miniaturiser. Impossible de miniaturiser un IRM, impossible de miniaturiser un scanner » Olivier Sautron.

Cela a pris une dimension bien plus importante que ce à quoi il s’attendait, explique-t-il. « Moi ce qui m’intéressait c’était le défi technologique. Aujourd’hui, on en est à changer la méthode de diagnostique médical. On s’est rendu compte que l’échographie va vraisemblablement à terme remplacer le stéthoscope. »

Le futur de la médecine

Quand ce bon vieux stéthoscope teste deux organes internes – le poumon et le cœur – l’échographie, elle, peut en tester 30.  En suivant le protocole UCI 30 de University of California (UC), on peut ainsi découvrir des pathologies de la tête aux pieds. L’échographie, complète, très simple et ne nécessitant pratiquement aucune formation, va devenir l’outil indispensable pour les premiers diagnostiques, estime Olivier Sautron.

oscult

L’interface d’Oscult est tellement intuitive qu’avec elle, le délai d’examen passe de 30 minutes en moyenne sur un appareil classique à 10 minutes. Mieux, elle ne nécessite qu’une journée de formation.  En devenant portable et facile d’utilisation, l’échographie devient alors parfaitement adaptée à la médecine d’urgence. On peut l’imaginer sur les plateformes pétrolières ou dans les avions de ligne au même titre qu’un défibrillateur.  N’importe quelle personne formée pourrait alors manipuler l’appareil et laisser un ou une spécialiste médicale faire l’analyse et le diagnostique à distance.

Dans une dizaine d’années, Olivier en est convaincu, l’échographie rentrera même dans les bureaux et les maisons, et permettra d’assurer un meilleur suivi médical et de désengorger les urgences.  Aujourd’hui, l’appareil d’Oscadi coûte 15 900 euros. Dans le futur, Oscadi veut se concentrer sur le service – avec un modèle d’abonnement d’une centaine d’euros par mois – et laisser le hardware aux autres. « On a créé un appareil d’échographie parce qu’il n’existait pas d’appareil d’échographie simple, mais ce qui nous intéresse, c’est d’avoir plateforme mainstream qui sera utilisée par General Electrics, Philips et les autres. »

L’heure de vérité

L’entreprise semble bien partie. Grâce à sa présence en finale de TechCrunch Disrupt Europe en  2014, Oscult a été agréé par Apple. « Aujourd’hui, quand on dit qu’on est finaliste TechCrunch, cela nous ouvre toutes les portes et facilite les négociations » explique Olivier Sautron. Une belle opération pour cette startup qui n’a jamais participé à d’autres concours. « Parce qu’on est à l’Île de la Réunion et qu’on est inexistant sur la carte, c’était le seul moyen d’avoir un peu de visibilité et de montrer à l’écosystème startup que ce qu’on avait créé était d’un niveau international » justifie le fondateur. Depuis l’entreprise se concentre sur son développement.

Oscadi n’a pas encore les certifications internationales pour un usage humain mais, il y a déjà un an, la startup a vendu ses premiers prototypes à des cliniques vétérinaires réunionnaises, et un hôpital malaysien, avec qui travaille son partenaire américain Resuscitation Group, s’occupe du test clinique.

Dès que la certification CE médicale sera obtenue, Oscadi pourra vendre son produit aux urgentistes, qui ont besoin de faire des diagnostics dans les ambulances, et aux sage-femmes qui se déplacent beaucoup à domicile, surtout aux États-Unis.  Puis ce sera le tour des médecins généralistes, des professionnels et professionnelles de la santé et progressivement de tous et toutes.

De La Réunion au Monde

Jusqu’à présente, l’entreprise était volontairement isolée. « On est ni dans un technopole, ni dans un incubateur. On voulait aller vite et être autonome » explique Olivier Sautron. C’est à distance que l’équipe – qui compte désormais 7 personnes et 7 consultants et consultants – a vendu, formé et déployé sa solution.

Être à La Réunion a sur de nombreux points était un avantage. Le Crédit Impôt Recherche y est de 50%, contre 30% dans l’Hexagone, et le niveau de formation y est le même. Mais l’entreprise est si gourmande en talent qu’elle va bientôt devoir faire venir des ingénieurs et ingénieures de l’Hexagone.

En revanche, la startup pâtit de la réputation de la Réunion. « Quand on dit Outre-Mer, les gens pensent à la plage et aux cocotiers plus qu’à une entreprise agréé par Apple pour faire du matériel médical » constate Olivier Sautron. Pour palier ces images négatives et gagner en visibilité, l’entreprise sera désormais basée entre la Réunion et Station F à Paris, au sein du programme Outre-Mer network. L’objectif : rassurer les fonds d’investissement et obtenir le financement pour le développement commercial de la société.

Pharmacien : Choisir la robotisation

Investissement onéreux, prévu pour durer, le choix d’un robot est une tâche délicate qui s’intègre, le plus souvent, dans un projet construit de développement de l’officine.

On n’achète pas une voi­ture à 70 000 eu­ros sans être monté de­dans. » Un prin­cipe que Phi­lippe Comte, ti­tu­laire à Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Pro­vence), ap­plique aussi… à l’ac­qui­si­tion d’un ro­bot, après avoir œu­vré pen­dant plu­sieurs an­nées au sein de l’As­so­cia­tion des uti­li­sa­teurs de ro­bots et d’au­to­mates créée par son père, Yves Comte. Ber­trand Veau, qui a ins­tallé dans son of­fi­cine à Tour­nus (Saône-et-Loire) un ro­bot tout au­to­ma­tique équipé d’un bras double (voir « 3 ques­tions à », ci-des­sous), le confirme : « Il im­porte de li­bé­rer du temps pour rendre vi­site à des confrères qui se sont équi­pés. »

Dé­fi­nir ses be­soins

En­core faut-il trou­ver un voi­sin dont l’of­fi­cine a une confi­gu­ra­tion proche de la sienne et ne pas com­pa­rer, par exemple, une phar­ma­cie de quar­tier avec celle d’un centre com­mer­cial, ou une phar­ma­cie équi­pée d’un ro­bot der­rière les comp­toirs alors que vous avez de l’es­pace libre au sous-sol. En­suite, le fu­tur ac­qué­reur de­vra être at­ten­tif à la fa­çon dont range le ro­bot du confrère (voir en­ca­dré ci-des­sous), et à quel mo­ment (avant ou pen­dant les heures d’ou­ver­ture ?). Il pourra ob­ser­ver à quel rythme il dé­livre, en par­ti­cu­lier aux heures de pointe, et si la ma­chine est en­com­brée. Ou en­core s’in­ter­ro­ger sur le nombre de sor­ties en fonc­tion du nombre de comp­toirs, sur les pos­si­bi­li­tés d’in­ter­ven­tion ma­nuelle du phar­ma­cien en cas de panne et sur les dé­lais d’in­ter­ven­tion du fa­bri­cant.
Avant même la vi­site au confrère, le phar­ma­cien doit éva­luer fi­nan­ciè­re­ment, par exemple grâce à un mi­ni­pré­vi­sion­nel réa­lisé avec son ex­pert-comp­table, s’il a la ca­pa­cité de faire face à cet in­ves­tis­se­ment. Se­lon les fa­bri­cants, une phar­ma­cie peut s’au­to­ma­ti­ser à par­tir de 3 mil­lions d’eu­ros de chiffre d’af­faires (CA). Tou­te­fois, « pour une phar­ma­cie plus pe­tite, avoi­si­nant 1,5 mil­lion de CA, mais sai­son­nière et dé­bor­dée pen­dant les va­cances, la ro­bo­ti­sa­tion peut aussi va­loir le coup », ana­lyse Pierre Jé­gou, agen­ceur en phar­ma­cie.
De fait, le chiffre d’af­faires n’est pas le seul cri­tère, in­dique Laurent Cas­sel, as­so­cié du ca­bi­net d’ex­per­tise-comp­table Ade­qua : « L’ac­qui­si­tion d’un ro­bot s’in­tègre sou­vent dans un pro­jet plus glo­bal : je vou­drais dé­ve­lop­per mon CA de 10 %, le ro­bot va- t-il me le per­mettre ? Est-ce que je sou­haite que le ro­bot, en me fai­sant ga­gner du temps en per­son­nel, m’ap­porte une meilleure qua­lité de dé­li­vrance ? Est-ce que je veux agran­dir ma sur­face de vente, au­quel cas je ré­or­ga­nise mon es­pace de sto­ckage avec un ro­bot ? » Les plus pré­voyants pour­ront éga­le­ment ré­flé­chir à la ca­pa­cité fu­ture de la ma­chine : « Si la phar­ma­cie évo­lue, pour­rais-je ajou­ter de nou­velles ré­fé­rences ou bien la ma­chine sera-t-elle sa­tu­rée dès son ins­tal­la­tion ? », sug­gère Phi­lippe Comte.

Pré­ve­nir les idées re­çues

Parmi les points de vi­gi­lance, pour les phar­ma­cies dé­li­vrant fré­quem­ment de longues or­don­nances, sa­chez qu’« un ro­bot dé­livre moins vite à la ligne puisque son bras va cher­cher boîte après boîte », sou­ligne Phi­lippe Comte. Dans ce cas de fi­gure, pré­voir un se­cond bras peut s’avé­rer né­ces­saire.
Autre écueil pos­sible, se dire : « j’au­to­ma­tise pour ga­gner la place des ti­roirs co­lonnes », re­lève Oli­vier Ré­sano, di­rec­teur com­mer­cial chez Mé­ka­pharm, fa­bri­cant. À moins d’une dé­lo­ca­li­sa­tion en étage, il faut pré­voir qu’un ro­bot est vo­lu­mi­neux, « entre 6 et 8 mètres de long, 1,5 mètre de large et 2,5 mètres de haut », note Pierre Jé­gou. L’idéal, se­lon lui, est de pla­cer la ma­chine au dos des meubles d’OTC, ce qui évite les in­con­vé­nients de la « tran­si­tique » : un coût d’ins­tal­la­tion qui aug­mente de 10 % (lon­gueur du ta­pis, in­so­no­ri­sa­tion…) et des dé­lais d’ache­mi­ne­ment des boîtes plus longs.
Der­nier point à prendre en compte, loin d’être un dé­tail : la main­te­nance. En ef­fet, « si les prix des ro­bots ont baissé de 20 à 50 % ces dix der­nières an­nées, le coût de la main­te­nance, à l’in­verse, a for­te­ment aug­menté », pré­cise Phi­lippe Comte. Elle s’élève en moyenne entre 3 et 8 % du prix de l’ap­pa­reil ; aussi ne faut-il pas hé­si­ter à la né­go­cier. Rien n’est ja­mais com­plè­te­ment au­to­ma­tique.

 

Source : Choisir la robotisation

L’enjeu des données personnelles

Sensibles parmi les plus sensibles, les données de santé sont à la fois les mieux protégées mais aussi les plus convoitées. Au fur et à mesure que les différents mondes médicaux s’informatisent – du médecin de ville à l’hôpital –, que le génome est séquencé et que se développent les plateformes de e-santé, les sources de données de santé se multiplient. Et avec elles, les espoirs de nouvelles recherches médicales, d’une médecine plus préventive et efficace, de nouveaux services aux patients. Qui sont les acteurs qui produisent et exploitent ces données ? Jusqu’où ces données doivent-elles être ouvertes et à qui ?

Des données sous haute protection

Les données de santé sont certainement parmi les plus sensibles. Parce qu’elles parlent de nos souffrances, physiques et psychiques, qu’elles racontent nos états de faiblesse, nos malheurs petits ou grands, les données de santé exposent ce que nous avons de plus intime, ce qu’on ne confie qu’à son médecin ou à des proches de grande confiance, bref des informations que personne ne souhaite voir circuler.

Ceci explique que la loi Informatique et Libertés, qui a pour vocation de protéger les données personnelles, leur réserve depuis sa création en 1978 un régime de protection renforcé. Elle pose en principe général l’interdiction de collecter ou de traiter des données dites sensibles, dont les données de santé. Un principe qui est assorti d’exceptions : lorsque le patient y a consenti expressément, ou lorsqu’il est dans l’impossibilité de donner son consentement et qu’il en va de la sauvegarde de sa vie ; lorsque ce sont des professionnels de la santé, soumis au secret médical, qui en ont besoin, pour de la médecine préventive, des diagnostics médicaux, de la gestion de service de santé ; lorsque le traitement est justifié par l’intérêt public ; enfin pour la recherche et les études médicales. Qui plus est, dans de nombreux cas, l’autorisation de la CNIL est un préalable à ces traitements de données, ce qui permet à cette dernière de vérifier que les données sont collectées à bon escient et utilisées dans des conditions de sécurité satisfaisante. Le règlement européen qui entre en vigueur en mai 2018 définit les données de santé – toute information relative à la santé physique ou mentale d’une personne, ou à la prestation de services de santé à cette personne – et leur conserve un régime d’exception.

Le SNIIRAM, une mine de données de santé unique

Dans un même temps, et certains y ont vu un paradoxe, la France est le pays qui dispose de l’une des plus grandes bases de données de santé au monde. En effet, dès 1999 a été mis en place le SNIIRAM (Système national d’information inter-régimes de l’Assurance maladie), une base qui rassemble l’ensemble des informations de remboursements de frais de santé des salariés, des agriculteurs et des indépendants, mais aussi les données de l’administration hospitalière. Soit des informations qui concernent aujourd’hui 63 millions de français et qui portent aussi bien sur les soins reçus en ville qu’à l’hôpital, dans des établissements publics que privés. Historiquement, l’accès à cette base a été limité selon un système complexe : la base de données globale n’était jusqu’en 2016 accessible qu’à une poignée d’organismes publics triés sur le volet.

2016 : le tournant de la loi de modernisation de notre système de santé

Que ce soit à l’intérieur du monde médical, ou chez les acteurs du numérique et des big data, les critiques n’ont cessé d’enfler contre le caractère fermé de cette base sous-utilisée. Au terme de débats agités, la loi de modernisation de notre système de santé adoptée en janvier 2016 a tenté de changer la donne, via un nouveau régime d’équilibre. Le SNIIRAM rejoint en effet d’autres bases de données pour former une base encore plus imposante intitulée le SNDS – Système national de données de santé – et la faculté de réutilisation des données est élargie à de nombreux acteurs privés et publics. Mais avec un système de contrôle et de validation des demandes relativement complexe, de manière à interdire des usages incompatibles avec la loi et à maintenir une protection vigilante des données personnelles de santé. Ainsi, seules des données parfaitement anonymisées ou agrégées sont placées en régime stricte d’open data, l’accès à des données identifiées ou identifiables restant contrôlé. De plus, la loi prévoit expressément l’interdiction de certains usages, comme d’exclure une personne d’une assurance ou de modifier le montant de sa cotisation d’assurance suite à la consultation de données de santé. De la même manière, ces grandes sources d’information ne doivent pas servir à du démarchage commercial des professionnels de santé. Comment expliquer ce virage vers une plus grande ouverture ?

Plus de données, plus accessible : une clé pour la recherche médicale

Les raisons de cette évolution légale sont nombreuses. En tout premier lieu, elle doit bénéficier à la recherche médicale, en permettant à de nombreux acteurs publics ou privés d’exploiter ces informations, en facilitant l’identification de patients susceptibles de participer à une cohorte, en croisant les données de différentes sources, y compris non médicales. Par exemple, un médecin qui en observant ses patients, suspecte un effet secondaire à un médicament jusqu’ici non identifié, pourra confirmer ou infirmer son hypothèse en élargissant sa recherche à d’autres malades, hors de son établissement. Des chercheurs qui s’intéressent aux effets secondaires des pesticides sur les agriculteurs, peuvent croiser des informations sur leurs pathologies avec des informations sur la géolocalisation des ventes du produit. L’analyse de la qualité de l’eau peut être croisée avec la propagation de gastroentérites. Dans les pays victimes d’épidémie, on envisage de croiser les informations sur les malades avec des données de téléphonie pour comprendre comment la maladie se propage et mieux construire les politiques publiques d’endiguement. Pharmacovigilance, épidémiologie, prévention des crises sanitaires : autant de champs de la recherche qui peuvent bénéficier de l’analyse de données de santé.

Permettre aux patients d’être mieux informés et plus autonomes

Autres objectifs : encourager l’émergence de nouveaux services d’information sur l’offre et les parcours de soins ; permettre aux patients de prendre des décisions plus informées ; faciliter la démultiplication des canaux d’informations ; contribuer à une démocratisation de la santé. Si certains sites généralistes existent déjà, comme Doctissimo ou PasseportSanté, d’autres applications peuvent se développer, répondant par exemple à des pathologies spécifiques.

Les patients citoyens ont à gagner de cette accessibilité, mais c’est aussi l’action publique dans son ensemble qui peut en bénéficier. Le suivi des patients dans le temps doit ainsi participer à ce qu’on appelle de la médecine de parcours, qui s’appuie sur une coordination des soins entre les différents acteurs du système de santé. Les données doivent également permettre aux pouvoirs publics de s’affranchir en partie des informations fournies par les industriels. Il s’agit aussi de mettre en place de nouvelles interactions entre les patients et les administrations médicales, à double sens, comme le propose le site de pharmacovigilance en Ile de France, sur lequel les patients peuvent déclarer des effets indésirables.

Enfin, bien entendu, derrière l’ouverture des données, il s’agit pour les pouvoirs publics de dynamiser l’innovation et le développement industriel en matière de e-santé, que ce soit avec de nouveaux outils, de nouveaux services ou de nouveaux médicaments.

Mais les données collectées dans le cadre du nouveau SNDS ne sont pas les seules concernées par cette double question de leur accès et de leur protection. Au fur et à mesure que l’informatisation touche tous les acteurs du secteur médical et para médical, de nouvelles sources de données de santé, publiques ou privées, se multiplient.

De la ville à l’hôpital : la multiplication des sources de données médicales

La mise en données de la santé ne date pas d’hier. C’est l’aboutissement d’un long processus qui a notamment commencé avec la mise en réseau progressive entre généralistes et spécialistes. Un médecin de campagne peut depuis longtemps envoyer un électro cardiogramme à un cardiologue afin qu’il le lise et donne son avis sans que le patient ait à prendre un autre rendez-vous et perde ainsi un temps précieux.

Ce mouvement est encouragé par la Caisse d’assurance maladie, qui incite financièrement les médecins à s’équiper en informatique. Ceux-ci utilisent désormais massivement des logiciels dédiés pour la tenue du dossier de leur patient, pour rédiger les prescriptions, ou se faire communiquer des résultats d’analyse. Par ailleurs, ils peuvent nourrir le DMP, dossier médical partagé, en cours de déploiement en 2017. Un dossier destiné au partage d’informations entre praticiens, dans une logique de médecine en réseau, mais aussi entre le médecin et le patient. Les pharmaciens utilisent également des logiciels dédiés, pour la gestion de leur stock et la facturation, qui ont la particularité de collecter des informations sur les médicaments vendus avec ou sans ordonnance. De plus, depuis 2011, les officines peuvent sur simple présentation de la carte vitale du patient, lui ouvrir un dossier pharmaceutique, dans lequel sera consignée la trace des médicaments sur ordonnance qu’il a pu acheter.

L’hôpital, quant à lui, s’informatise doucement, même si le « Programme de médicalisation des systèmes d’information » a démarré dès les années 1980. L’ensemble du personnel y sera bientôt équipé, de l’aide-soignant qui renseigne des informations sur les patients le long de sa tournée au médecin qui saisit lui-même les comptes rendus médicaux, renvoyant le dictaphone aux oubliettes. Au fur à mesure de son parcours de soin dans l’établissement – radios, scanner, analyses sanguines… – le dossier médical du patient s’enrichit, et permet aux médecins d’avoir une vision complète et dans le temps de la pathologie, des traitements reçus, des éventuelles allergies.

Comme le note Hubert Guillaud dans sa réflexion sur l’e-santé : « Quand on arrive dans un établissement de soins, on nous remet des étiquettes de codes-barres. Le système de soin est une usine qui se robotise, s’optimise, s’analyse ».

Enfin, les hôpitaux relevant d’un même secteur harmonisent leurs systèmes d’information et partagent le dossier de leurs patients au sein d’une seule base de données, permettant leur suivi de service en service ou d’établissement en établissement, ainsi qu’une gestion bien plus opérationnelle des urgences, ou encore de la recherche sur des cohortes plus grandes. Ainsi en France, l’AP-HP, l’assistance publique des hôpitaux de Paris, déploie depuis 2015 dans ses différents établissements un portail web sécurisé, I2B2, d’ores et déjà utilisé par les médecins chercheurs pour faire des recherches à partir des données des patients dont ils ont eu la charge et qui ont donné leur accord.

Au cœur de notre système de santé, hôpitaux, médecins de ville, pharmaciens, laboratoires d’analyses médicales ou centres de radiologie sont de gros producteurs – et utilisateurs – de données. Mais la multiplication des services de e-santé et de m-santé participe tout autant à cette effervescence informationnelle…

E-santé, m-santé, Internet des objets : encore et toujours plus de données

Les services de santé dématérialisés, accessibles via un ordinateur ou un téléphone mobile se multiplient. Ainsi les plateformes d’information ou de prise de rendez-vous telle Doctolib ou Mondocteur, les sites de vente en ligne de médicaments (1001pharmacies) et d’optique, les annuaires spécialisés (pagesmed) ou encore les communautés de patients souffrant de pathologies chroniques (Carenity, Patientsworld, Thyroide.com) qui partagent des informations sur leurs maladies, les médicaments pris, les effets secondaires rencontrés, etc.

Tous ces services collectent des informations sur les patients comme sur les professionnels. Qu’en font-ils ? Les communautés de patients affichent explicitement une commercialisation des données agrégées sous forme d’études médico-marketing, avec rétribution du patient dans le cas de PatientsWorld. La plupart des autres plateformes semblent quant à elles valoriser les données sur le marché publicitaire, suivant le modèle classique du Web. Difficile d’avoir une vision claire de l’avenir de ces données, dans la mesure où de nouveaux services, construits autour de modèles de revenus différents, ne cessent d’émerger. Fin 2016, on dénombre à l’échelle de la planète 168 000 applications mobiles de médecine, bien-être, forme, coaching sportif, dont 40 000 spécifiquement dédiées à la santé et à la médecine. À l’échelle de la France, ce ne sont pas moins de 11 000 applications de santé sur mobile qui sont déjà proposées. A cela s’ajoutent ces nouveaux objets connectés – balance, thermomètre, podomètre – qui produisent des données de bien-être, difficiles à distinguer des données de santé stricto sensu.

À quel point tous ces services seront-ils sécurisés et respectueux du droit ? Sauront-ils protéger les données de leurs utilisateurs ? Choisiront-ils de monétiser directement ou indirectement les informations collectées sur leurs utilisateurs ? Autant de questions qui restent ouvertes.

De nouveaux intermédiaires à l’heure des big data en santé

Tout comme leurs homologues du marché de la publicité en ligne, il existe des data brokers, ou courtiers de données, qui se sont spécialisés dans la valorisation des données de santé. Ainsi OpenHealth est une entreprise française, qui depuis une dizaine d’années collecte des données auprès de différentes sources, comme les officines pharmaceutiques, pour produire en temps réel des études destinées « au domaine marketing pour les industries de santé mais aussi épidémiologiques, de santé publique et médico-économiques pour l’ensemble des acteurs de l’écosystème santé ».

Certains ne se contentent pas d’agréger et d’analyser, mais lancent leurs propres cohortes, afin de disposer d’un gisement de données autonomes, à l’image de Verily, filiale d’Alphabet (Google) qui a annoncé en avril 2017 recruter 10 000 volontaires qui seront équipés d’une série d’objets connectés, afin de suivre l’évolution de leur santé, à distance et sur plusieurs années.

Les deux mondes des données génétiques

Sans rentrer dans les multiples débats éthiques soulevés par la biogénétique en général et la médecine prédictive que les industriels du secteur lui associent, il est de multiples questions attachées aux données issues du séquençage du génome.

Relevons d’abord qu’il existe aujourd’hui plusieurs univers d’analyse des données génétiques… Le premier est porté par le monde de l’hôpital, en partenariat avec des grandes entreprises comme Sophia Genetics, qui travaille avec 250 institutions dans 45 pays, dont de nombreux CHU en France. L’autre est un univers d’entreprises comme 23andMe aux États-Unis : il s’adresse directement aux individus, en leur vendant des tests génétiques élémentaires pour détecter un certain nombre de maladies. 23andMe commercialise, outre les kits de test génétiques, les données agrégées de ses clients à des chercheurs, des laboratoires pharmaceutiques ou des entreprises de biotechnologies. Une commercialisation qui se justifie selon cette société américaine « au nom de la science »…

La légitimité de cette commercialisation de données génétiques n’est pas seule en cause.
Dans quelle mesure un individu a-t-il le droit de céder les droits d’usage sur ces données alors que par nature elles sont porteuses d’informations sur lui mais aussi sur sa famille qui dispose en partie du même code génétique ? Cette focalisation sur les données génétiques ne tend-elle pas à faire oublier tous les autres facteurs environnementaux, culturels, sociaux, qui jouent un rôle essentiel dans le déclenchement d’une maladie ? Les données génétiques, restituées aux individus en dehors d’un encadrement médical, loin de participer à une autonomie de ces derniers, ne vont-elles pas contribuer à son anxiété, et ce faisant au déclenchement de sa pathologie, comme une sorte d’effet rebond ?

S’il est un domaine où l’usage des données de santé appelle un surcroit de précautions et de protections, c’est bien celui des données génétiques.

Restituer les données aux patients, organiser un contrôle collectif

Comme les autres données numériques, et peut-être plus encore, les données de santé attisent les appétits d’une multiplicité d’acteurs, oubliant parfois au passage l’usage que pourrait en faire le patient lui-même. Certains plaident pour que ce dernier puisse bénéficier d’un accès permanent et d’un droit de réutilisation sur ses propres données de santé. En principe, le dossier médical partagé devrait aller dans cette direction puisque le patient pourra non seulement le consulter, mais aussi y ajouter des informations (par exemple en provenance de ses objets connectés) ou les en sortir. Reste à savoir si l’interface et ce qu’on appelle « l’expérience utilisateur » (la manière dont ces données sont exposées, la simplicité des outils pour les explorer, etc.) seront à la hauteur. Aux États-Unis, le gouvernement a mis en place un blue botton, une interface Web qui permet à tout citoyen de télécharger ses données de santé, et de s’en servir directement, par exemple en cas de changement de médecin, pour retrouver des médications anciennes…

En attendant, certains n’hésitent pas à hacker les données de dispositifs fermés, à l’instar du collectif de patients diabétiques #wearenotwaiting qui récupère les données des lecteurs de glycémie pour développer des systèmes d’alerte distants sur mobile. D’autres imaginent des alternatives collectives : plateforme en open source portée par une coopérative à but non lucratif, « midata.coop » propose aux patients de stocker de façon sécurisée et de partager sur une base volontaire les données de santé ou toute autre donnée personnelle, et de décider au cas par cas à qui elles seront ouvertes : famille, médecins, ou chercheurs.

On peut espérer que le règlement européen de protection des données (RGPD), qui instaure le droit à la portabilité des données, permettra d’avancer sur le chemin d’un partage de l’usage entre corps médical, industriels et patients.

Sujet a priori abstrait, difficile à cerner, les données deviennent pourtant le cœur d’un monde de la santé en devenir. Au-delà des stratégies des acteurs, nouveaux ou anciens, cet enjeu interroge la société que nous voulons ou non construire : une jungle où les données de santé seraient l’enjeu d’accaparements pour des finalités plus ou moins légitimes, et où les pouvoirs publics laisseraient à l’individu la responsabilité de leur protection au prétexte d’un consentement plus ou moins conscient ? Ou une civilisation sachant protéger ces données, en réguler et orienter les usages au bénéfice du plus grand nombre, et organiser l’équité de traitement entre tous ?

Source : L’enjeu des données personnelles